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COVID-19 | Le casse-tête n’est pas terminé pour l’Impact

COVID-19 | Le casse-tête n’est pas terminé pour l’ImpactCogeco Media

Le tournoi de relance «MLS is back» est chose du passé pour l’Impact et le tout s’est quand même bien déroulé pour la formation montréalaise qui n’a vécu aucune éclosion de coronavirus lors de son passage en Floride. 

D’ailleurs, il faut dire que le tournoi en général s’est bien déroulé, mis à part les forfaits de Dallas et de Nashville dont certains joueurs avaient été infectés avant leur arrivée à Orlando.

Maintenant que l’Impact est de retour à Montréal, quelles sont les options qui s’offrent à eux pour la suite des choses? Le dossier demeure extrêmement complexe.

Le milieu de terrain de l’Impact Bojan Krkic a confirmé via son compte Instagram, mercredi soir, que les joueurs sont présentement obligés de respecter une quarantaine de deux semaines, étant donné leur voyage aux États-Unis.

Donc, les joueurs ne peuvent s’entrainer, ne peuvent sortir de chez eux et ne peuvent même pas se voir. Ceci, malgré le fait que les joueurs de la MLS sont testés pratiquement tous les jours.

Selon toute vraie semblance, la saison de la MLS devrait reprendre le 22 août. C’est donc dire que les hommes de Theirry Henry auront approximativement 10 jours pour encore une fois tenter de trouver la forme. Un processus interminable cette année pour l’Impact qui en sera à un troisième camp préparatoire en 2020, si l'on peut dire.

Il faut comprendre que selon The Athletic, les six premiers matchs de la reprise auront lieu au Canada entre les clubs d’ici. Cela nous mène à la mi-septembre ou à peu près.

La bonne nouvelle, c’est que les deux autres équipes canadiennes de la MLS, Vancouver et Toronto sont dans le même bateau. C’est donc équitable pour tous. Mais ça ne fait rien pour aider la santé des joueurs sur le terrain, ça ne fait rien pour diminuer le risque de blessures et rien pour aider le spectacle, qui risque encore de souffrir lors de la reprise des activités.

Canada ou États-Unis?

Le fait que la santé publique force les joueurs des équipes à respecter la quarantaine malgré les tests répétés n’augure rien de bon pour la suite des choses.

Les Blue Jays, qui se sont entêtés à tenter de convaincre la santé publique du Canada, plutôt que de chercher d’autres options, se sont fait avoir. Ils tentent présentement par tous les moyens d’ajuster le stade des Bisons, à Buffalo, pour pouvoir y disputer des matchs, alors que tout cela aurait pu être fait il y a des mois.

Les équipes canadiennes de la MLS ne voudront pas commettre la même erreur. D’ailleurs, le Toronto FC a déjà indiqué publiquement qu’il cherchait déjà un lieu où jouer aux États-Unis. 

La MLS risque d’avoir la même réponse que la MLB. La santé publique était prête à accepter que les Blue Jays jouent à Toronto, à la condition que les équipes visiteuses ne quittent pas l’hôtel et le stade durant leur séjour. Et les joueurs des Blue ays auraient été en quarantaine à perpétuité étant donné les nombreux déplacements aux États-Unis. L’Association des joueurs a finalement rejeté cette option, et les Jays sont partis à Buffalo.

Le scénario plausible

Si les joueurs de la MLS et de l’Impact acceptent, c’est donc dire qu’entre la mi-septembre et la mi-décembre (si l’Impact se rend loin en matchs éliminatoires), les membres de l’équipe devront accepter de demeurer isolés, sans pouvoir sortir en société.

Sinon, l’Impact doit tenter de trouver, comme les Blue Jays, un endroit aux États-Unis. Ça pourrait être Foxborough en Nouvelle-Angleterre, là où joue le Revolution. C’est l’endroit le plus près de Montréal dans la MLS. Mais imaginez les coûts pour loger tout ce beau monde pendant trois mois!

La bonne nouvelle c’est que des hôtels se trouvent aux abords mêmes du stade. La mauvaise, c’est que les joueurs pourraient ne pas accepter à nouveau de quitter leur famille pour une période prolongée.

La MLS espère que d’ici la mi-septembre, les règles pour ceux qui traversent les douanes seront assouplies. Mais tel qu’on peut le voir avec les gens de la boxe, du Grand Prix de Formule 1 de Montréal, des Blue Jays, les mauvaises nouvelles pourraient arriver très tard, et l’Impact doit être prêt, pour ne pas se retrouver sans piste de solution.

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